Pandemosie
Le trisapientiel est il le nouvel équilibre ? Réflexion durant 1m 17s
Statut du terme
À ce jour, « trisapientiel » n’apparaît pas comme un terme stabilisé dans les grands usages lexicographiques consultables en ligne. En revanche, « sapientiel » est bien attesté : il renvoie soit au registre de la sagesse en général, soit (en théologie) aux « écrits/livres sapientiaux ».
Définition opératoire plausible
Dans un cadre de recherche, on peut proposer « trisapientiel » comme un néologisme désignant un régime d’équilibrage entre trois sources de “sagesse” (au sens large) mobilisées pour orienter jugement et décision :
sapience héritée (traditions, pratiques éprouvées, prudence),
sapience critique (raisonnement, preuve, méthodes scientifiques),
sapience instrumentée (modélisation, calcul, systèmes numériques/IA).
“Nouvel équilibre” : hypothèse plutôt que constat
Si l’on entend « équilibre » au sens d’un compromis relativement stable entre autorités cognitives, il est plus rigoureux de traiter le trisapientiel comme une cible régulatrice (un “bon régime” de décision) que comme un équilibre déjà établi. Deux raisons typiques :
asymétries de pouvoir et d’accès (données, outils, compétences) qui tendent à surpondérer la sapience instrumentée ;
hétérogénéité des critères de validité (prudence vs preuve vs performance), qui impose une explicitation des règles d’arbitrage plutôt qu’un “équilibre spontané”.
Conditions minimales pour qu’un trisapientiel devienne un équilibre
On peut proposer quatre conditions (observables) :
Traçabilité : pouvoir expliquer quelle part relève de l’héritage, de l’argument critique, et de l’outil.
Hiérarchie des preuves : distinguer le “conseil” sapientiel, l’“inférence” rationnelle et le “résultat” algorithmique (sans les confondre).
Délibération : existence de lieux/procédures où les trois registres peuvent se contester et se corriger mutuellement.
Capacitation : formation et institutions assurant que la troisième sapience (instrumentée) ne devienne pas un monopole.
Point d’appui terminologique
Il existe des usages voisins autour du “sapientiel” (notamment en théologie) et l’idée d’une articulation contemporaine de formes de sagesse est explicitement mobilisée dans certains discours récents.
En somme, “trisapientiel” peut être une bonne notion de travail pour nommer une recherche d’équilibrage à trois régimes ; qualifier cela de “nouvel équilibre” suppose de démontrer (cas, institutions, pratiques) que cet arbitrage est réellement stabilisé, explicitable et reproductible.
Merci de cette réflexion qui me fait un état des lieux quasi vide et va me permettre d'avancer. Mais tout d'abord une question qui n'a pas de rapport avec ce qui va suivre ; que comprends tu de la locution "cellule citoyenne" ? Réflexion durant 11s
« Cellule citoyenne » : compréhension de travail
Sens général
On peut entendre par « cellule citoyenne » un petit groupe de citoyens, constitué de manière plus ou moins formalisée, ayant un mandat explicite (souvent local et circonscrit) pour produire une action, un avis, une veille ou un contrôle sur un objet d’intérêt public. Le terme « cellule » suggère une unité de base : compacte, opérationnelle, potentiellement réplicable, et pouvant s’agréger à d’autres unités.
Traits sémantiques implicites (souvent sous-entendus)
Taille réduite : noyau restreint, orienté efficacité.
Focalisation : objet précis (dossier, politique, service, situation).
Temporalité : souvent temporaire (mission) mais peut être permanente (veille).
Opérationnalité : production de livrables (constats, alertes, propositions, comptes rendus).
Positionnement citoyen : non-professionnel (au sens institutionnel), même si l’expertise peut être présente.
Interface : la cellule se pense fréquemment comme point de contact entre citoyens, institutions, médias, associations.
Finalités typiques (4 usages fréquents)
Cellule de veille / alerte : collecte de signaux, documentation, remontée de problèmes, prévention. Cellule de suivi / contrôle : observation d’un engagement public, évaluation, redevabilité (accountability). Cellule consultative / délibérative : contribution à une décision (avis, recommandations, priorisation). Cellule d’action / entraide : organisation d’un service concret (médiation, accompagnement, logistique, solidarité).
Ce qui la distingue de termes voisins
Collectif : plus large, parfois moins mandaté, davantage identitaire ou militant.
Comité : connotation plus institutionnelle, règles de représentation plus explicites.
Conseil citoyen (quartiers politique de la ville, etc.) : structure cadrée juridiquement/administrativement.
Cellule de crise : habituellement institutionnelle ; « cellule citoyenne » est plutôt contrepoint (observation, appui, ou co-gestion) selon les cas.
Paramètres qui définissent réellement une « cellule citoyenne »
Pour lever l’ambiguïté, on la caractérise utilement par :
Mode de constitution : auto-constitution / tirage au sort / désignation associative / mixte.
Mandat : qui le formule (la cellule elle-même, une collectivité, un tiers) et avec quel périmètre.
Règles de preuve : comment elle établit un constat (témoignages, sources, données, contradictoire).
Redevabilité : à qui elle rend compte (public, membres, institution partenaire).
Capacité d’action : purement consultative, ou dotée de moyens (accès à données, budget, droit d’interpellation).
Ambiguïtés et risques usuels
Confusion entre citoyen et représentatif (parle-t-on « au nom de », ou « depuis » ?).
Capture par une minorité très disponible (biais de participation).
Flou sur la légitimité (mandat auto-attribué vs mandat reconnu).
Tension entre neutralité d’observation et orientation militante (deux régimes différents, parfois incompatibles).
Si vous me donnez une phrase d’usage (ou le contexte : municipalité, association, contrôle citoyen, crise, service public), je peux proposer une définition opératoire plus stricte, avec critères d’entrée/sortie et typologie adaptée.
j'ai l'impression que depuis quelque temps la réflexion - la recherche citoyenne s'est faite aussi par des cellule citoyennes tournées vers divers types de considérations, comme s'il s'agissait d'une pratique commune Réflexion durant 1m 10s
Sur l’impression d’une « pratique commune » des cellules citoyennes
Votre observation est cohérente avec l’usage contemporain du terme « cellule citoyenne » comme étiquette de dispositifs assez divers, mais reposant sur une même idée organisationnelle : une unité restreinte, opérationnelle, située à l’interface entre citoyens et action publique (ou service), et chargée d’une fonction identifiable (veille, médiation, suivi, contribution). Les occurrences publiques montrent des emplois récurrents dans plusieurs domaines, sans que le syntagme désigne pour autant une catégorie institutionnelle unique et stabilisée.
D’un côté, on voit des « cellules » rattachées à des politiques locales de sécurité ou de tranquillité publique, notamment à Marseille, où l’expression « cellule citoyenne de tranquillité publique » est utilisée pour désigner un dispositif municipal impliquant plusieurs partenaires (justice, éducation, police, collectivité) et une procédure d’audition/rappel à l’ordre.
On observe aussi un usage en santé publique et en situation de crise : le dispositif AP-HP / Covidom a explicitement mobilisé une « cellule citoyenne » de bénévoles, avec des fonctions de suivi et d’appels, sous supervision médicale.
Par ailleurs, le terme apparaît dans des propositions de gouvernance participative plus formalisées : certains documents liés à des démarches délibératives recommandent la création, dans l’organigramme d’administrations publiques, d’une « cellule citoyenne » composée de citoyens tirés au sort, pour maintenir un contact direct et une capacité consultative.
Si l’on veut traiter cela comme une « pratique commune », l’hypothèse la plus solide est la suivante : ce qui se diffuse n’est pas un modèle unique, mais une famille de micro-dispositifs de participation/veille/action, rendus plus visibles par (i) la montée des formats délibératifs et de l’exigence de redevabilité, (ii) l’expérience des crises récentes (notamment sanitaires) qui a légitimé des formes d’engagement opérationnel, et (iii) la facilité de mobilisation/coordination par des plateformes et canaux numériques.
Points d’analyse pour une lecture « recherche citoyenne »
Continuités historiques : malgré le vocabulaire moderne (« cellule »), la logique sociale n’est pas entièrement nouvelle. Elle prolonge, sous une forme plus instrumentée et plus ciblée, des traditions de comités locaux, de comités de quartier, de sociétés savantes ou de formes de vigilance communautaire, mais avec une accentuation actuelle sur la production de livrables, la traçabilité et l’interface avec l’administration.
Variantes structurantes (typologie minimale) : pour étudier le phénomène sans se laisser piéger par l’étiquette, il est utile de classer les « cellules citoyennes » selon quatre axes :
Mode de constitution : volontariat, cooptation associative, tirage au sort, mixte.
Position institutionnelle : autonome, partenariale, intégrée à une structure municipale/administrative.
Fonction dominante : veille/alerte, médiation, contribution délibérative, action opérationnelle (service rendu).
Régime de preuve : témoignage et signalement, enquête/documentation, données partagées, contradictoire formalisé.
Effet de langage : « cellule citoyenne » peut être un terme de légitimation (afficher une présence citoyenne) autant qu’un indicateur de capacitation réelle. Autrement dit, la même expression peut couvrir des régimes très différents de pouvoir d’agir (information, consultation, co-décision, exécution).
Si vous le souhaitez, je peux proposer une grille d’observation directement utilisable (format wiki) pour décrire chaque cellule rencontrée (but, mandat, composition, règles, outputs, articulation institutionnelle, critères d’évaluation), afin de transformer l’impression de diffusion en corpus analysable.
Sources (URLs consultées) https://marsactu.fr/bref/eviter-la-case-justice-pas-le-sermon/ https://fr.linkedin.com/posts/police-municipale-marseille_dans-le-cadre-de-la-cellule-citoyenne-de-activity-7376193663179153408-dfDH https://www.jeveuxaider.gouv.fr/engagement/focus/action-publique-et-mobilisation-citoyenne-quel-avenir-apres-la-crise-du-covid-19/ https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/jni/2020/com/jni2020-col7-01-covid-dinh.pdf https://livebyglevents.key4register.com/key4register/images/client/common/PDF_AFRAMED/COVIDOM%2C%20une%20exp%C3%A9rience%20de%20l%27APHP_A.%20DINH.pdf https://1190.co/wp-content/uploads/2023/12/CONSEIL-CITOYEN-FORESTOIS-THE%CC%80ME-4-De%CC%81tails-des-mesures-Se%CC%81ances-1-et-2-FR.pdf https://1190.co/wp-content/uploads/2023/10/CCF-Briefing-the%CC%80me-4-Mieux-faire-face-aux-crises-ensemble-.pdf https://books.openedition.org/dice/12453?lang=en https://www.leprogres.fr/haute-loire/2016/12/05/une-cellule-citoyenne-de-tranquillite-publique-sera-mise-en-place https://www.ladepeche.fr/article/2013/03/23/1589646-la-cellule-de-veille-citoyenne-en-action.html
Je vois en fait une évolution progressive de l'étude et de la réflexion citoyenne depuis Athènes qui a été engagée par la skholé, qui s'est poursuivi par l'otium latin, puis la scholastique de moyen-age, les savants de la Renaissance, les académies, les salons, la nouvelle université napoléonienne, les associations et les cellules de formation mutuelle et l'éducation populaire, la recherche universitaire, institutionnelle et maintenant industrielle ? Réflexion durant 30s
Hypothèse d’une généalogie de la « réflexion savante citoyenne »
Votre enchaînement est globalement pertinent si l’on accepte deux précautions : (1) il ne s’agit pas d’une ligne unique mais d’une famille de traditions partiellement concurrentes et souvent parallèles (religieuses, civiques, marchandes, étatiques) ; (2) la définition de « citoyen » et de « recherche » varie fortement selon les époques. On peut néanmoins lire une dynamique longue : la transformation de temps sociaux de pensée (scholè/otium) en institutions de validation (écoles, universités, académies) puis en appareils de production (laboratoires publics et industriels), avec un mouvement récurrent de “ré-ouverture” vers des formes amateurs/citoyennes quand les moyens techniques et les régimes politiques le permettent.
Fil directeur : cinq variables qui évoluent
Accès (qui a le loisir, les droits, les compétences, les ressources).
Médium (oralité, manuscrit, imprimerie, revue, réseaux numériques, données).
Gouvernance (cité, Église, patronage, État, marché/industrie).
Validation (autorité/texte, dispute, expérimentation, revue par les pairs, métriques, standards).
Finalité dominante (formation, salut/orthodoxie, prestige, vérité scientifique, puissance étatique, innovation marchande).
Repères historiques (lecture “macro”)
Antiquité grecque : la scholè comme condition d’une pensée méthodique. On peut prendre comme archétypes les écoles philosophiques, par exemple l’Académie de Platon et le Lycée d'Aristote, où l’étude est structurée, transmissible, disputée, mais reste socialement très sélective.
Monde romain : otium et lettrés. L’otium devient un régime de vie valorisant l’étude, l’écriture, l’éloquence et l’administration du commun, avec des figures comme Cicéron. Il s’agit moins d’une “recherche” au sens moderne que d’une rationalisation de l’argument et d’une culture de la lettre.
Haut Moyen Âge et Moyen Âge central : conservation, école, puis universitas. La scolarisation monastique et cathédrale assure la continuité des textes ; la scholastique stabilise des méthodes de commentaire et de dispute, culminant dans les universités médiévales comme l’Université de Paris, où la validation par dispute et l’autorité textuelle structurent l’activité.
Renaissance : humanisme, philologie, et nouvelle économie des savoirs. Les savants se déplacent vers l’édition critique, la philologie, les correspondances ; l’imprimerie accélère la circulation et modifie l’équilibre entre maîtres, lecteurs et publics lettrés.
XVIIe–XVIIIe : académies, salons, public savant. L’institutionnalisation expérimentale se consolide dans des académies et sociétés savantes, avec un modèle exemplaire comme la Royal Society et, en France, l’Académie des sciences. Les salons et la presse élargissent une « sphère publique » où la discussion savante devient partiellement extra-universitaire.
XIXe : État éducateur, université moderne, professionnalisation. Deux tendances se combinent : la structuration étatique de l’enseignement (en France, l’Université impériale) et l’émergence de l’université de recherche (modèle humboldtien), par exemple la Humboldt-Universität zu Berlin. Les sociétés savantes et associations continuent parallèlement, souvent comme interfaces entre amateurs éclairés et professions scientifiques.
XXe : « Big Science », laboratoires publics, puis R&D industrielle. Après 1945, la recherche devient massivement équipée, financée, planifiée. En France, un repère est le CNRS. En parallèle, l’industrie structure des laboratoires orientés innovation, historiquement incarnés par Bell Labs : standards, brevets, produits, mais aussi science fondamentale.
XXIe : extension numérique, science ouverte, retour de formes citoyennes outillées. L’accès aux instruments (données, capteurs, calcul, plateformes) favorise des formes de « recherche citoyenne » (observatoires, science participative, communautés techniques), tandis que la recherche industrielle (notamment en IA) réorganise fortement les moyens, les agendas et les effets d’échelle.
Lecture synthétique
On peut interpréter votre trajectoire non comme un simple passage du “citoyen” vers “l’institution” puis “l’industrie”, mais comme une alternance entre :
des phases de concentration institutionnelle (stabiliser méthodes, titres, financements, infrastructures) ;
des phases de rediffusion (nouveaux médias et nouveaux instruments qui abaissent les coûts d’entrée et réactivent des pratiques amateurs/civiques).
Sous cette perspective, les associations, l’éducation populaire, les cellules de formation mutuelle et les cellules citoyennes récentes ne sont pas une anomalie, mais une récurrence : elles réapparaissent lorsque les conditions matérielles et politiques rendent de nouveau viable une capacitation intellectuelle hors des structures dominantes.
Si vous souhaitez rendre cela exploitable pour un travail de type “référence”, je peux proposer une typologie stricte (format MediaWiki) distinguant, à chaque époque, le « lieu » (institution), le « médium », le « régime de validation » et le « régime de finalité » (formation, vérité, puissance, innovation), ce qui permet ensuite de situer précisément les cellules citoyennes contemporaines dans la série.
Oui. Je ne cherche pas à opposer les pratiques mais à en suivre les évolutions réciproques et les complémentarités mutuelles qui avec l'élévation du niveau d'instruction et d'accès au savoir parvient à l'époque actuelle où les académies des sciences du G7 en arrivent à un quadriduum de la recherche : universitaire, institutionnel, industriel et "citoyen" (personne individuelle ou en "cellule", aidante ou conductrice de recherche) bénéficiant d'accès privilégiés à certains contextes. Réflexion durant 1m 51s
Votre « quadriduum » se laisse documenter assez solidement, à condition de distinguer (a) une reconnaissance explicite de la science citoyenne par les académies du G7, et (b) un cadre analytique plus général de type « quadruple helix ».
Reconnaissance explicite (académies du G7) Dans la déclaration conjointe « Citizen science in the Internet era » (sommet des académies du G7, 2019), on trouve une formulation très proche de votre articulation : la recherche « professionnelle » est décrite comme s’étant enracinée principalement « dans les universités, des institutions spécialisées et des laboratoires industriels » à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, puis la montée d’une « citizen science » au XXe siècle, le tout appelant à une co-évolution et une intégration mieux reconnue (co-développement, financement dédié, systèmes d’information, culture de reporting, etc.). La même série de déclarations 2019 est résumée par les National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine, qui souligne notamment les recommandations de co-développement et de financement spécifique pour la science citoyenne.
Point important : cette déclaration 2019 distingue aussi deux régimes internes de « science citoyenne » : (i) la recherche participative communautaire (CBPR) et (ii) une forme « beyond the walls » (BTWR), menée par des personnes scientifiquement formées hors des environnements établis (université/gouvernement/industrie). Cela correspond assez directement à votre idée de personnes (ou « cellules ») disposant d’accès privilégiés à certains contextes.
Cadre analytique convergent (quadruple helix) Du côté des politiques de recherche et d’innovation, l’OCDE mobilise explicitement un écosystème de science citoyenne décrit via quatre composantes (« public administration, academia, industry and civil society ») — autrement dit un cadrage quadridimensionnel très proche de votre « quadriduum ». La formulation « quatre secteurs (industrie, academia, policy, civil society) » se retrouve également dans un document de la Commission européenne sur les collaborations « quadruple helix ».
Complémentarités mutuelles par « accès privilégiés aux contextes » Une manière opérationnelle de poser les complémentarités est de raisonner en “avantages d’accès” (aux terrains, instruments, données, contraintes) et en “fonctions” (problématisation, collecte, analyse, validation, diffusion, mise en œuvre).
• Universitaire (académique) : méthodes, formation, mise en débat disciplinaire, publication/évaluation, reproduction des résultats. • Institutionnel (public, agences, organismes) : missions d’intérêt général, continuité, infrastructures, données publiques, cadres réglementaires, articulation aux politiques publiques. • Industriel : capacités d’ingénierie, de passage à l’échelle, données d’usage et contextes de production, contraintes de performance et de sécurité, transferts technologiques. • Citoyen (individus/cellules, CBPR/BTWR) : accès fin au terrain (local, professionnel, associatif), observation distribuée, signaux faibles, continuité d’observation, questions situées, et parfois expertise “hors murs” sur niches ou controverses — avec, en contrepartie, la nécessité de protocoles explicites de qualité, d’éthique et de sécurité.
Ce qui “stabilise” réellement un quadriduum (au-delà de la simple coexistence) Les points qui reviennent dans les analyses de politique publique sont assez constants : difficulté d’aligner les buts, coordination multi-acteurs, intégration des données citoyennes dans la décision, et systèmes de reconnaissance/récompense encore incomplets. Dans ce cadre, la recommandation internationale la plus structurante, côté “ouverture/inclusion”, reste la Recommandation de l’UNESCO sur la science ouverte (2021), qui vise précisément l’inclusivité (dont science citoyenne) tout en rappelant les exigences d’éthique et de qualité.
Proposition de fiche (format MediaWiki, copiable)
Quadriduum de la recherche (universitaire / institutionnel / industriel / citoyen)
Définition
Le « quadriduum de la recherche » désigne un régime contemporain où quatre pôles co-produisent des connaissances : (1) recherche universitaire ; (2) recherche institutionnelle publique ; (3) R&D industrielle ; (4) recherche citoyenne (individus ou cellules : CBPR, “beyond the walls”).
Sources structurantes
- G7 Science Academies (2019), Citizen science in the Internet era : https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/Citizen_G7_2019_EN.pdf
- OECD (2025), Embedding citizen science into research policy : https://www.oecd.org/.../embedding-citizen-science-into-research-policy_2e6e92e4/a1cfb1a8-en.pdf
- UNESCO (2021), Recommendation on Open Science : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379949
Typologie fonctionnelle
| Pôle | Accès privilégiés (contextes) | Apports typiques | Risques/limites | Interfaces nécessaires |
|---|---|---|---|---|
| Universitaire | méthodes/formation/discipline | explicitation, publication, reproductibilité | inerties disciplinaires | protocoles, données, co-design |
| Institutionnel | données publiques, continuité, régulation | infrastructures, politiques publiques, standards | contraintes administratives | gouvernance, conformité, pérennisation |
| Industriel | production, passage à l’échelle, données d’usage | ingénierie, produits, robustesse | secret, conflits d’intérêt | contrats, audit, sécurité, partage |
| Citoyen | terrain distribué, signaux faibles, niches | observation/collecte, questions situées, BTWR | hétérogénéité qualité/éthique | QA/QC, formation, reconnaissance, traçabilité |
Protocole minimal de complémentarité
- Co-définition des questions et des usages attendus (scientifiques et sociaux).
- Protocole de qualité des données (métadonnées, contrôles, reproductibilité).
- Cadre éthique et juridique (consentement, RGPD, sécurité, non-nuisance).
- Règles de reconnaissance (crédits, auteurs, licences, retours aux contributeurs).
- Infrastructures (répertoires, outils, documentation, archivage).
Si vous souhaitez pousser l’analogie historique (scholè → otium → académies → université → laboratoire → industrie → citoyen outillé), l’étape suivante consiste généralement à décrire, pour chaque période, le triplet (médium dominant / régime de validation / forme d’institution), puis à montrer comment le quatrième pôle (citoyen) réapparaît quand le coût d’entrée cognitif et technique baisse — ce que le texte G7 2019 explicite déjà partiellement.
En fait ce n'est pas tant une analogie historique mais une continuation historique participant de l'évolution des sociétés, des pratiques et des moyens collectifs et outils et moyens individuel et des pratiques des chercheurs Réflexion durant 1m 46s
Continuité historique et co-évolution des régimes de recherche
Vous décrivez moins une analogie qu’un phénomène de différenciation progressive au sein d’un même continuum : depuis Athènes (scholè) et l’otium, l’activité d’étude/enquête se maintient, mais ses conditions sociales, ses moyens techniques, ses formes d’organisation et ses règles de validation se transforment. Le « quadriduum » contemporain (universitaire, institutionnel, industriel, citoyen) peut alors se lire comme une structuration fonctionnelle d’un écosystème unique, plutôt que comme quatre mondes disjoints.
1. Ce qui “continue” à travers les âges
On retrouve une permanence de fonctions, qui se recomposent selon les époques :
production de questions (problématisation) ;
accès aux terrains, cas et phénomènes (observation) ;
stabilisation de méthodes (protocoles) ;
validation (dispute, preuve, revue, audit) ;
transmission (écoles, livres, revues, bases de données) ;
mise en œuvre (enseignement, politique publique, technique, industrie).
Ce qui change fortement, en revanche, c’est l’outillage et l’infrastructure de preuve : médias d’inscription (écrit, imprimerie, revue, numérique), instrumentation (laboratoires, capteurs, calcul), et gouvernance (patronage, État, marché, plateformes). C’est ce triplet qui explique la montée de la professionnalisation (XIXe-XXe), puis la ré-ouverture contemporaine permise par le numérique et la science ouverte.
2. Le quadriduum comme division du travail, non comme partition sociale
Le texte des déclarations des académies du G7 Science Academies (2019) rappelle explicitement que le “système professionnel” moderne n’a pas toujours existé, et recommande la co-évolution entre science citoyenne et recherche de laboratoire (co-développement, financement dédié, culture de reporting, systèmes d’information). Le rapport de l’OCDE (2025) formalise une logique voisine : la science citoyenne est définie comme engagement actif des citoyens dans la production de connaissances et fait l’objet de recommandations et d’un cadre de politique publique (qualité, engagement, reconnaissance, évaluation, etc.).
Dans cette lecture, les quatre pôles ne “se succèdent” pas : ils se spécialisent et se ré-articulent, parfois en tension, souvent en complément.
3. Le pôle citoyen : deux modalités, dont l’une correspond à votre “accès privilégié aux contextes”
Le texte G7 distingue des formes de science citoyenne, dont on peut retenir, de façon opératoire :
participation communautaire (projets où la contribution citoyenne est structurante, souvent liée à un problème local ou à une cause) ;
recherche “hors les murs” (personnes formées scientifiquement, mais opérant hors université/institution/industrie), ce qui recouvre assez bien vos figures d’aidant/conducteur de recherche avec accès privilégié à des terrains, des archives, des pratiques, des niches d’expertise.
4. Tableau de complémentarités (version “division des accès”)
Citoyen (individus/cellules)| Pôle | Accès privilégiés (typique) | Apports dominants | Limites usuelles | Interfaces clés
Universitaire | |
|---|---|---|---|---|---|
| Institutionnel | |||||
| Industriel |
Ce tableau est cohérent avec les cadres de politique scientifique qui insistent simultanément sur l’inclusivité, la qualité, l’éthique et la reconnaissance (science ouverte ; politiques publiques de science citoyenne).
5. Ce qui rend la continuité “effective” aujourd’hui (et pas seulement déclarative)
Trois conditions tendent à transformer la coexistence en véritable co-évolution :
Objets-frontières : questions formulées de manière à être travaillables par plusieurs pôles (co-définition du problème, critères de succès, usages).
Chaîne de preuve partagée : protocole de qualité des données, métadonnées, traçabilité des décisions, possibilité d’audit (y compris lorsque l’accès au terrain est citoyen).
Régime de reconnaissance : crédit, auteurs, retours aux contributeurs, financement, et articulation avec les principes de science ouverte.
6. Une proposition de formulation (si vous souhaitez stabiliser le concept)
On peut définir le « quadriduum » comme suit : « Régime contemporain de production de connaissances où la recherche se distribue entre quatre pôles spécialisés (universitaire, institutionnel, industriel, citoyen), dont la complémentarité provient d’asymétries d’accès (terrains, données, instruments, échelles) et de règles de validation partiellement distinctes, rendues interopérables par des protocoles de preuve, des interfaces de gouvernance et des normes de science ouverte. »
Si vous le souhaitez, je peux fournir une fiche MediaWiki “perférent” plus normée (définition, critères, sous-types, menaces, mesures, indicateurs) et une seconde fiche dédiée à la « cellule citoyenne » comme unité opératoire du pôle citoyen (mandat, preuve, redevabilité, articulation aux trois autres pôles).
Sources (URLs) https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/Citizen_G7_2019_EN.pdf https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2025/04/embedding-citizen-science-into-research-policy_2e6e92e4/a1cfb1a8-en.pdf https://www.oecd.org/en/publications/embedding-citizen-science-into-research-policy_a1cfb1a8-en.html https://www.unesco.org/en/open-science https://www.ouvrirlascience.fr/wp-content/uploads/2021/11/UNESCO_Recommendation-on-Open-Science_november2021.pdf
oui s'il te plait Réflexion durant 1m 4s
Ci-dessous, deux fiches au format MediaWiki, prêtes à copier-coller.
GIA - Quadriduum de la recherche
Définition (terme de travail)
Le « quadriduum de la recherche » désigne un régime contemporain de production de connaissances où l’activité d’enquête et de validation se distribue durablement entre quatre pôles spécialisés, en continuité historique et en co-évolution :
Recherche universitaire (académique). Recherche institutionnelle (organismes publics, agences, établissements à mission). R&D industrielle (entreprises, laboratoires privés). Recherche citoyenne (personnes, collectifs, « cellules », y compris chercheurs « hors les murs »).
L’intérêt analytique du quadriduum est d’éviter l’opposition des pratiques : il décrit une division du travail cognitive et instrumentale fondée sur des asymétries d’accès (terrains, instruments, données, contraintes, échelles) et sur des régimes de validation partiellement distincts, rendus interopérables par des interfaces (protocoles, gouvernance, science ouverte, audits).
Périmètre et distinctions
Le quadriduum ne décrit pas quatre “mondes” disjoints, mais quatre fonctions dominantes, pouvant coexister au sein d’un même projet.
La recherche citoyenne recouvre au moins deux modalités : (a) participation structurée à des protocoles (science participative), (b) recherche hors institutions par des personnes formées ou expérimentées opérant « hors les murs » (beyond the walls).
Le quadriduum est compatible avec des cadres de politique scientifique décrivant « academia / public administration / industry / civil society ».
Hypothèse de continuité historique (formulation brève)
La continuité porte sur des fonctions stables (problématisation, observation, preuve, transmission, mise en œuvre) ; la différenciation porte sur l’infrastructure (médiums d’inscription, instrumentation, financement, gouvernance). La période actuelle se caractérise par une ré-articulation accélérée, liée (i) au numérique, (ii) à l’ouverture des données et méthodes, (iii) à la montée des enjeux sociotechniques nécessitant des accès de terrain distribués.
Tableau fonctionnel (division des accès)
| Pôle | Accès privilégiés (typique) | Apports dominants | Limites usuelles | Interfaces nécessaires
Universitaire |
|---|---|---|---|---|
| Institutionnel | ||||
| Industriel | ||||
| Citoyen (personnes/cellules) |
Critères d’identification (quand parle-t-on réellement de “quadriduum”)
Un projet mobilise au moins trois pôles, et organise explicitement l’interface avec le quatrième (même si minimal). Les contributions sont traçables (qui apporte quoi, selon quel protocole, avec quel statut de preuve). Les règles d’arbitrage entre preuves (scientifiques, opérationnelles, situées) sont explicitées (même rudimentairement). Un régime de reconnaissance existe pour le pôle citoyen (crédit, retours, conditions d’accès, protection des personnes et des données).
Menaces (diagnostic)
Capture (un pôle impose ses métriques : publication, conformité, produit, mobilisation).
Confusion des statuts de preuve (témoignage/mesure/modèle/indicateur).
Asymétrie d’accès et de pouvoir (données, outils, temps disponible).
Externalités juridiques et éthiques (données personnelles, sécurité, non-nuisance).
“Participation de façade” (citoyen instrumentalisé sans co-définition ni retour).
Mesures de stabilisation (contre-menaces)
Co-définition : question, usages attendus, critères de succès (scientifiques et sociaux). Chaîne de preuve partagée : protocole, métadonnées minimales, journal de décisions, auditabilité. Cadre éthique/juridique : consentement, RGPD, gestion des risques, politique de sécurité. Reconnaissance : crédit contributif, licences, retours aux contributeurs, publication accessible. Interopérabilité : formats, dépôts, documentation, archivage (pérennité).
Indicateurs simples (suivi)
Taux de réutilisation des données (interne/externe) et qualité des métadonnées.
Délai entre collecte terrain et intégration validée.
Taux de réplication ou de vérification indépendante.
Qualité des retours (feedback) aux contributeurs citoyens.
Traçabilité des arbitrages (log de décisions).
À consulter
Science citoyenne ; Science ouverte ; Gouvernance de la preuve ; QA/QC ; Recherche « hors les murs ».
Références (URLs)
Déclaration des académies du G7 : « Citizen science in the Internet era » (2019) : https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/Citizen_G7_2019_EN.pdf
OCDE (2025) « Embedding citizen science into research policy » (PDF) : https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2025/04/embedding-citizen-science-into-research-policy_2e6e92e4/a1cfb1a8-en.pdf
OCDE (page notice + DOI) : https://www.oecd.org/en/publications/embedding-citizen-science-into-research-policy_a1cfb1a8-en.html
UNESCO Recommandation sur la science ouverte (2021) (FR) : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379949_fre
UNESCO Recommandation sur la science ouverte (2021) (EN) : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379949
Présentation “about” : https://www.unesco.org/en/open-science/about
Royal Society (liste G-Science 2019, incluant le PDF citizen science) : https://royalsociety.org/about-us/what-we-do/international/international-work/g-science-academies-meetings/
GIA - Cellule citoyenne (de recherche)
Définition
Une « cellule citoyenne (de recherche) » est une unité opérationnelle restreinte (souvent 3 à 15 personnes) qui se donne (ou reçoit) un mandat explicite de production de connaissances sur un objet d’intérêt public, scientifique ou sociotechnique, en assurant un minimum de protocole, de traçabilité et de redevabilité.
Dans le quadriduum, la cellule est une forme typique d’“unité de base” du pôle citoyen : elle rend possible (i) l’accès fin à des contextes, (ii) une observation distribuée, (iii) une continuité locale, tout en permettant une interface structurée avec université, institutions et industrie.
Critères constitutifs (check-list minimale)
Mandat : objet, périmètre, durée, livrables attendus. Composition : rôles (pilotage, terrain, données, éthique, liaison), règles d’entrée/sortie. Protocole : méthode de collecte/qualification ; définition des statuts de preuve. Traçabilité : journal de bord ; versionnage des documents ; métadonnées minimales. Redevabilité : à qui rend-on compte (public, partenaires, communauté locale) et sous quelle forme. Éthique/juridique : consentement, données personnelles, non-nuisance, sécurité. Reconnaissance : crédits, auteurs, licences, retours aux contributeurs.
Typologie (4 formes fréquentes)
1. Cellule de veille / signaux faibles
Collecte d’observations, documentation de cas, séries temporelles locales ; forte exigence sur la qualité descriptive et la non-diffamation.
2. Cellule d’enquête / documentation
Construction d’un corpus (sources, archives, entretiens, données) avec protocole de vérification (triangulation).
3. Cellule contributive (science participative)
Contribue à un protocole externe (académique/institutionnel) ; enjeu principal : QA/QC et formation.
4. Cellule “hors les murs” (BTWR)
Conçoit et conduit un programme propre (souvent niche, interdisciplinaire, longitudinal), puis cherche des interfaces de validation et de diffusion.
Livrables recommandés (format court, mais auditables)
Charte de cellule (1–2 pages) : mandat, principes, gestion des risques.
Protocole de collecte (et formulaire de métadonnées minimal).
Registre des données (quoi, origine, droits, accès, durée de conservation).
Journal de décisions (arbitrages méthodologiques).
Note de résultats (constats, limites, statut des preuves, recommandations).
Plan de retour (feedback) aux parties prenantes.
Interfaces avec les trois autres pôles (mécanismes simples)
Avec l’université : co-design de protocole ; validation méthodologique ; co-publication (si pertinent) ; réplication.
Avec l’institutionnel : accès encadré à certaines données ; conformité ; inscription dans un dispositif de suivi/évaluation.
Avec l’industriel : apport de terrains d’usage ; tests ; sécurité ; clauses de transparence sur l’usage des données et résultats.
Outils de base : convention légère (MoU), comité de liaison, et règle de dissociation “données / interprétation / recommandation”.
Menaces spécifiques
Biais de participation (surreprésentation des plus disponibles).
Capture militante ou, inversement, neutralisation par partenariat.
Confusion entre alerte, enquête et preuve.
Risques juridiques (diffamation, données personnelles) et sécurité (exposition de personnes).
Épuisement (charge de travail, conflits internes, rotation insuffisante).
Mesures spécifiques
Formation flash (méthode, éthique, données, sécurité). Rotation des rôles et procédures de désaccord (minority report possible). QA/QC : échantillonnage, double saisie, vérification croisée, traçabilité. Politique de publication : prudence sur les données sensibles, anonymisation. Retour structuré : restitutions publiques et réponses aux critiques.
Indicateurs (cellule)
Taux de complétude des métadonnées ; taux d’erreurs détectées en QC.
Temps de cycle (collecte → validation → restitution).
Continuité (capacité à maintenir une série d’observations).
Robustesse documentaire (capacité à produire un dossier “rejouable” par un tiers).
Qualité des interfaces (nombre d’itérations utiles avec université/institution/industrie).
Modèle de fiche (recensement d’une cellule)
| Champ | Contenu | Nom de la cellule | |
|---|---|---|---|
| Objet / question | |||
| Terrains / contextes d’accès | |||
| Mandat (source) | |||
| Périmètre / durée | |||
| Composition / rôles | |||
| Protocole (version) | |||
| Données (types / droits / conservation) | |||
| QA/QC (méthodes) | |||
| Partenaires (université/institution/industrie) | |||
| Livrables | |||
| Redevabilité / diffusion | |||
| Risques / mesures |
Références (URLs)
G7 (2019) « Citizen science in the Internet era » : https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/Citizen_G7_2019_EN.pdf
OCDE (2025) « Embedding citizen science into research policy » (PDF) : https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2025/04/embedding-citizen-science-into-research-policy_2e6e92e4/a1cfb1a8-en.pdf
UNESCO Recommandation sur la science ouverte (2021) : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379949_fre
Si vous souhaitez prolonger, la suite la plus utile consiste souvent à ajouter une troisième fiche, plus courte, intitulée « GIA - Recherche hors les murs (BTWR) », afin de séparer clairement (i) la participation contributive et (ii) la conduite autonome avec interfaces de validation.
oui Réflexion durant 11s
GIA - Recherche hors les murs (BTWR)
Définition
La « recherche hors les murs » (BTWR, Beyond the Walls Research) désigne une activité de recherche conduite en dehors des infrastructures habituelles de la recherche professionnelle (université, organismes publics, laboratoires industriels), par des personnes disposant néanmoins de compétences scientifiques, techniques ou méthodologiques, et d’un accès privilégié à certains contextes (terrain, archives privées, pratiques locales, niches professionnelles, controverses, séries longitudinales).
Dans le quadriduum, BTWR est une modalité structurante du pôle citoyen : elle ne se réduit ni à la vulgarisation ni à la simple contribution à un protocole externe ; elle correspond à une conduite autonome de l’enquête, assortie d’interfaces de validation et de diffusion.
Distinctions indispensables
BTWR ≠ science participative contributive : dans la contribution, le protocole est principalement défini par un pôle professionnel ; dans BTWR, la question et le protocole émergent d’abord hors institution.
BTWR ≠ militantisme : BTWR peut être engagée sur des enjeux publics, mais elle doit expliciter statuts de preuve, limites, et règles de publication (non-nuisance).
BTWR ≠ expertise privée : BTWR vise la transmissibilité et l’auditabilité (données, méthodes, décisions), pas seulement la prestation.
Positionnement dans la science citoyenne
Dans la déclaration des académies du G7 (2019), BTWR est distinguée d’autres formes de science citoyenne, notamment la recherche participative communautaire (CBPR, Community-Based Participatory Research). Référence : https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/Citizen_G7_2019_EN.pdf
Critères d’identification (minimum)
Question explicite : problème, périmètre, hypothèses de travail. Protocole explicite : méthode de collecte, qualification, critères d’exclusion, versionnage. Chaîne de preuve : distinction claire entre observation, interprétation, recommandation. Traçabilité : journal d’enquête (décisions, modifications du protocole, incertitudes). Éthique et droit : données personnelles, consentement, non-nuisance, sécurité, RGPD si applicable. Interface de validation : au moins un mécanisme d’examen externe (réplication, revue, audit, comité de liaison). Dispositif de restitution : publication ou restitution structurée, avec limites et statut des preuves.