GHM : Agories
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Par le débat, l'imprimerie, la communication et l’informatique, les mises en présence immatérielles sont passées de transgénérationnelles à transconversationnelles.
- Baechler[1], Drexler[2], Zimmerman[3], Miller[4] ont documenté les conditions de ces mises en présence non hiérarchisées, qualifiées ici d’agorielles :
la rencontre de tous, aujourd’hui ordinateur au poignet, sur l’agora commune. - Il en résulte un état de co-présence généralisée de mémoires culturelles actives, tissées en réseau, sans ordre de préséance.
- Cet état augmente la fréquence d’exposition aux apories.
D’où le nom d’agorie.
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- ↑ Jean Baechler – Sociologue et politologue français
Auteur d’une théorie des formes sociales et politiques, il propose la notion d’agorie comme cadre anthropologique de la multipositionnalité collective : une assemblée humaine sans hiérarchie, où coexistent des logiques sans synthèse imposée. - ↑ K. Eric Drexler – Ingénieur et théoricien des systèmes distribués
Co-auteur des Agoric Papers (1988), il décrit l’agoric computing comme système ouvert d’agents autonomes interagissant selon des logiques économiques sans coordination centrale. - ↑ John Zimmerman – Informaticien, spécialiste des systèmes ouverts
Participe à la définition d’un modèle informatique agorique basé sur la négociation entre agents logiciels, chacun porteur d’une logique opérationnelle propre. - ↑ Mark S. Miller – Chercheur en informatique et langages sécurisés
Élaborateur du modèle d’économie computationnelle distribuée, il conçoit les systèmes agoriques comme environnements d’interaction sans autorité, régulés par incitations et contrats.