Textes de Référence

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L'émergence de la recherche, de la science et de la culture citoyenne s'est engagée à la fin du XIXe siècle. Elle s'est développée tout au long du XXe siècle et a été introduite par un certain nombre de textes (conventions, lois, déclarations partagées et études de haut niveau) depuis le début du XXIe siècle, ce qui en fait un trait de société accepté comme majeur.

Nous en introduirons déjà quatre ici qui fondent notre nouvelle culture :

Convention Unesco du 17 octobre 2003 pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel International

Ratifiée in extenso par la loi française du 5 juillet 2006, ce texte établit le nouveau Droit de l'Homme qui fonde la culture citoyenne : :chaque humain, groupe humain et collectivité humaine dispose, au-delà de son patrimoine matériel, d'un patrimoine culturel immatériel dans l'information duquel il se reconnait.
  • Les buts de la présente Convention sont : (a) la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ; (b) le respect du patrimoine culturel immatériel des communautés, des groupes et des individus concernés ; (c) la sensibilisation aux niveaux local, national et international à l’importance du patrimoine culturel immatériel et de son appréciation mutuelle ; (d) la coopération et l’assistance internationales.
  • On entend par “patrimoine culturel immatériel” les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme, ainsi qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable.

L'engagement de Tunis du 18 novembre 2005 pris par le Sommet Mondial pour la Société de l'Information

Ce texte établit la nature de savoir de ce patrimoine informationnel.
  • " en soutenant la Déclaration universelle des droits de l'homme afin que chacun puisse, partout, créer, obtenir, utiliser et partager l'information et le savoir pour ainsi réaliser l'intégralité de son potentiel".
  • "Nous reconnaissons que la liberté d'expression et la libre circulation des informations, des idées et du savoir sont essentielles pour la société de l'information et favorisent le développement."
  • "Nous réaffirmons notre détermination à faire en sorte que chacun puisse bénéficier des possibilités que peuvent offrir les TIC, en rappelant que les gouvernements, ainsi que le secteur privé, la société civile, l'Organisation des Nations Unies et d'autres organisations internationales, devraient travailler ensemble pour améliorer l'accès à l'infrastructure et aux technologies de l'information et de la communication, ainsi qu'à l'information et au savoir".
  • En outre, les TIC permettent à une population beaucoup plus nombreuse que jamais auparavant de participer à l'élargissement de la base du savoir humain dans toutes les sphères de l'activité humaine ainsi qu'au partage des connaissances, et de contribuer à leur développement et à leur application à l'enseignement, à la santé et à la science."

La RFC 6852 de l'IETF "Affirmation of the Modern Paradigm for Standards" de Janvier 2013

Dans ce paradigme, les normes favorisent l'interopérabilité, favorisent la concurrence mondiale, sont élaborées dans le cadre d'un processus participatif ouvert et sont adoptées volontairement à l'échelle mondiale. Ces normes volontaires servent de base à des produits et services destinés à répondre aux besoins du marché et des consommateurs, stimulant ainsi l'innovation. L'innovation contribue à son tour à la création de nouveaux marchés et à la croissance et à l'expansion des marchés existants

"La Science citoyenne au temps de l'internet", du 26 mars 2019, du Sommet des Académies des Sciences du G7

  • La science citoyenne, définie comme étant « la science menée par des citoyens qui ne sont pas des scientifiques professionnels », évolue rapidement, du fait de la démocratisation du savoir, de l'avènement des nouvelles technologies de communication, et d'un accès plus ouvert à l'information que dans le passé.
  • La première composante de la science citoyenne du XXIe siècle est la « recherche participative » qui existe depuis longtemps. La recherche participative est effectuée par des personnes ayant reçu une formation scientifique initiale limitée, et qui participent à des projets de recherche animés par des experts qualifiés. Elle prend aujourd'hui la forme de nombreux projets à travers le monde, impliquant des millions de personnes et des milliards de données collectées.
  • Une deuxième composante de la science citoyenne qui a émergé au XXI e siècle implique des personnes ayant reçu une solide formation scientifique de base, mais qui exercent leur activité scientifique en dehors des murs des systèmes de recherche professionnels. Ces personnes pratiquent la science dans des communautés virtuelles, publiques ou privées ou dans des installations privées. Cette catégorie de science citoyenne est nommée ici « recherche hors-murs »
  • À l'ère d'Internet, la valeur potentielle de ces approches de recherche est élevée : la recherche participative peut contribuer à améliorer la compréhension qu’a le public de la science et de la méthode scientifique, et peut donc jouer un rôle dans la démocratisation du savoir et de l'apprentissage. La recherche hors-murs fournit l’opportunité de faire progresser les connaissances et l'innovation d'une manière qui était auparavant inaccessible aux organismes de recherche universitaires, gouvernementaux ou industriels, et constitue une occasion - largement utilisée par l'industrie - de découvrir des individus talentueux en dehors du système de recherche standard.