3I
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| Dimension | Intelligence individuelle (noèse singulière) | Intelligence conjointe (co-noèse humaine) | Intelligence hybride (humaine–machine) |
|---|---|---|---|
| Origine | Naturelle, liée à la vie, à la conscience, au corps et à l’histoire personnelle. | Intersubjective : naît de la rencontre et de la mise en commun de plusieurs consciences humaines. | Hybride : issue du couplage entre noèses humaines et dispositifs techniques artificiels. |
| Fondement philosophique | Noûs, intellectus : faculté de connaître, juger, discerner le vrai. Capacité de noèse et d’auto-noèse. | Partage dialogique des noèses, construction intersubjective du sens, reconnaissance mutuelle. | Articulation de la noèse humaine avec la poïèsis artificielle, produisant un espace de pensée assistée. |
| Approche psychologique | Facultés multiples : mémoire, raisonnement, imagination, intuition, créativité. | Synergie de facultés humaines par coopération, débat, confrontation et dialogue. | Redistribution des facultés : l’humain conserve intention et jugement, la machine apporte calcul et génération. |
| Mode d’apprentissage | Expérience vécue, langage, culture, affectivité. | Transmission mutuelle, apprentissage social, tradition, pédagogie partagée. | Apprentissage croisé : l’humain ajuste et forme la machine ; la machine influence l’apprentissage et l’action humaine. |
| Finalité | Compréhension du monde, adaptation créatrice, quête de sens, responsabilité éthique. | Construction d’une compréhension partagée, orientation commune, élaboration collective de sens. | Production de solutions augmentées, médiées par l’IA, dans une visée conjointe mais technologiquement dépendante. |
| Temporalité | Inscrite dans une biographie, évolutive, limitée par la finitude humaine. | Historique et générationnelle : mémoire partagée, continuité transmise. | Double rythme : temporalité humaine incarnée, temporalité artificielle accélérée, à articuler. |
| Contextualité | Intègre émotions, valeurs, symboles, traditions. | Construit du contexte commun par langage, culture et mémoire collective. | L’humain fournit le cadre symbolique ; la machine relie, organise ou extrapole à partir des données. |
| Créativité | Nouveauté fondée sur la conscience, l’imagination, le jeu symbolique. | Émergence de nouveauté par confrontation et fertilisation croisée des noèses humaines. | Créativité augmentée : l’humain fixe l’intention et la finalité ; la machine élargit le champ des possibles. |
| Responsabilité | Liée à la personne, à l’éthique, à la liberté d’action. | Partagée entre les sujets, par reconnaissance mutuelle et co-décision. | Asymétrique : l’humain reste responsable, mais doit intégrer l’effet des médiations algorithmiques. |
| Vulnérabilité | Sensible à l’erreur, à l’oubli, aux biais personnels, aux émotions. | Vulnérable aux malentendus, aux conflits, aux ruptures de confiance. | Vulnérabilités croisées : dépendance technologique de l’humain, biais et erreurs de l’IA, risques d’opacité. |