Joannés Caton: Difference between revisions

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Joannès Caton (1849-1914) était un militant français, connu pour sa participation à la Commune de Saint-Étienne en 1871. Né le 28 octobre 1849 à Beaubrun, près de Saint-Étienne, il était issu d'une famille ouvrière et exerçait le métier de veloutier. Engagé dans les mouvements révolutionnaires, il devint secrétaire du comité de la rue de la Vierge, qui joua un rôle central dans la prise de l'Hôtel de Ville de Saint-Étienne en mars 1871.
'''C1''', Joannès Caton (1849-1914) était un militant français, connu pour sa participation à la Commune de Saint-Étienne en 1871. Né le 28 octobre 1849 à Beaubrun, près de Saint-Étienne, il était issu d'une famille ouvrière et exerçait le métier de veloutier. Engagé dans les mouvements révolutionnaires, il devint secrétaire du comité de la rue de la Vierge, qui joua un rôle central dans la prise de l'Hôtel de Ville de Saint-Étienne en mars 1871.


Après l'échec de la Commune stéphanoise, Caton se réfugia en Suisse, mais fut arrêté à la frontière en mai 1871. Condamné à la déportation à vie, il fut transféré en Nouvelle-Calédonie, arrivant à la presqu'île Ducos en septembre 1873, puis à l'île des Pins en 1877. Durant sa déportation, il tint un journal détaillé de son expérience, offrant un témoignage précieux sur la vie des déportés communards. Gracié en 1879, il séjourna quelque temps en Australie avant de retourner en France en 1880. De retour à Saint-Étienne, il s'impliqua dans la vie politique locale, siégeant au conseil municipal de 1881 à 1885, et exerça diverses professions, notamment journaliste et agent d'assurance. Il décéda le 10 février 1914 à Saint-Étienne.
Après l'échec de la Commune stéphanoise, Caton se réfugia en Suisse, mais fut arrêté à la frontière en mai 1871. Condamné à la déportation à vie, il fut transféré en Nouvelle-Calédonie, arrivant à la presqu'île Ducos en septembre 1873, puis à l'île des Pins en 1877. Durant sa déportation, il tint un journal détaillé de son expérience, offrant un témoignage précieux sur la vie des déportés communards. Gracié en 1879, il séjourna quelque temps en Australie avant de retourner en France en 1880. De retour à Saint-Étienne, il s'impliqua dans la vie politique locale, siégeant au conseil municipal de 1881 à 1885, et exerça diverses professions, notamment journaliste et agent d'assurance. Il décéda le 10 février 1914 à Saint-Étienne.

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C1, Joannès Caton (1849-1914) était un militant français, connu pour sa participation à la Commune de Saint-Étienne en 1871. Né le 28 octobre 1849 à Beaubrun, près de Saint-Étienne, il était issu d'une famille ouvrière et exerçait le métier de veloutier. Engagé dans les mouvements révolutionnaires, il devint secrétaire du comité de la rue de la Vierge, qui joua un rôle central dans la prise de l'Hôtel de Ville de Saint-Étienne en mars 1871.

Après l'échec de la Commune stéphanoise, Caton se réfugia en Suisse, mais fut arrêté à la frontière en mai 1871. Condamné à la déportation à vie, il fut transféré en Nouvelle-Calédonie, arrivant à la presqu'île Ducos en septembre 1873, puis à l'île des Pins en 1877. Durant sa déportation, il tint un journal détaillé de son expérience, offrant un témoignage précieux sur la vie des déportés communards. Gracié en 1879, il séjourna quelque temps en Australie avant de retourner en France en 1880. De retour à Saint-Étienne, il s'impliqua dans la vie politique locale, siégeant au conseil municipal de 1881 à 1885, et exerça diverses professions, notamment journaliste et agent d'assurance. Il décéda le 10 février 1914 à Saint-Étienne.

Son journal, rédigé sous la forme de 26 cahiers d'écolier, constitue un témoignage détaillé de sa déportation et de la vie quotidienne des communards en exil. Une partie de ces cahiers est conservée aux Archives départementales de la Loire. Son récit a été publié chez France Empire, sous le titre "Journal d'un déporté de la Commune à l'île des Pins" en 1986 par ses petits-enfants, sous le nom collectif de Clément Rouanay.

Ce témoignage offre une perspective unique sur les conditions de vie des déportés en Nouvelle-Calédonie et sur les réseaux de solidarité qui se sont formés parmi eux. Il mentionne également ses interactions avec d'autres figures notables de la Commune, telles que Louise Michel et Henri Rochefort